Jeu du journaliste

T'as toujours rêvé d'être journaliste? Viens tester tes aptitudes à ce métier sur http://jeudujournaliste.canalblog.com/ . Et crois-moi, tu vas vivre les boires et déboires du vrai journaliste!

31 janvier 2009

Règles du jeu

Chaque participant doit s'efforcer de faire son maximum en fournissant des textes et photos qui lui appartiendront, produits pour les besoins du concours. Toute tentative de triche ou de plagiat disqualifiera le candidat.

Pour participer, il suffit de répondre aux épreuves en envoyant votre réponse par le biais des commentaires.

Vous pouvez à tout moment entrer dans le jeu.

10 épreuves journalistiques viendront mesurer vos capacités à être un bon journaliste.

Ce concours débute le 1er février 2009 et prend fin le 15 avril 2009 à minuit.

Je serai le seul juge et noterai en toute objectivité. Je déterminerai une note sur 10 à chaque épreuve à tous les candidats. Celui qui obtiendra le meilleur résultat au bout des 10 épreuves sera décrêté vainqueur. S'il y une égalité, une épreuve départagera les candidats ayant le même nombre de points.

A noter, ce jeu ne délivre aucun cadeau. Seul un titre honorifique vous sera remis, qui n'aura aucune valeur monétaire.

Bon courage à tous

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01 février 2009

La Brève

On va commencer gentiement : vous allez devoir m'écrire une brève. Mais attention, pas n'importe quelle brève.

Il va falloir vous baser sur les informations que je vais vous délivrer. Considérez-les comme des informations que vous aurez dénichées au fil de votre enquête.

Les informations (fictives) sont donc :

accident circulation à Paris, rue Rivoli.
18 blessés dont 1 grave et 2 morts, d'après les pompiers.
Nuit 2 au 3 janvier 2009.
Pas témoin oculaire direct.
Voiture conduite par jeune femme de 23 ans, avec 3 autres personnes. Blessée grave conductrice. Elle a percutée un bus sûrement vive allure. Peut-être verglas? Bus ligne Bastille/Défense.
Conducteur bus mort sur le coup et un enfant de 17 mois idem en route vers hôpital de la Pitié.
Secours avertis par un voisin, anonyme.
Secours arrivé en moins de 10 minutes. Circulation bloquée 3 heures sur rue Rivoli.

N'oubliez pas le titre!

Comme je suis gentil et que c'est le début du concours, je vais vous apporter quelques précisions nécessaires à la réussite de cet exercice pas aussi facile qu'il n'y paraît.

Précisions : une brève est un article qui relate un fait de manière concise, brève, d'où son nom! Pour qu'une brève soit complète, il faut respecter la règle des 5 W (règle qui sera d'ailleurs valable pour tous les articles).
Donc la règle des 5 W est très simple. Chaque article doit répondre aux questions : Where, When, Who, What, Why. Pour les non anglophones : Où, Quand, Qui, Quoi, Pourquoi. La question "Comment" peut également s'accoler à cette règle des 5W!

Pour réussir cet exercice, je vous demande 1000-1100 signes (car oui, en presse écrite, on parle en signes). Tous les caractères typographiques correspondent à un signe, tout comme les espaces.

Tout article dépassant ou n'atteignant pas le volume demandé sera pénalisé. 

NB : Par respect pour l'équité, les commentaires sont modérés jusqu'à la fin du concours.

Nombre de personnes ayant participé : 7

Edit : comme le fait remarquer Léa, je me suis un peu emballé sur le nombre de signes. Logiquement, une brève n'excède que rarement 500 voire 600 signes. Mais j'avais envie de faire 1.000 signes, donc je laisse à 1.000 signes.

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02 février 2009

La notion d'angle

Avant de vous proposer cette seconde épreuve, laissez-moi vous présenter une notion récurrente dans les rédactions : l'angle.

Qu'est-ce qu'un angle? Pour être des plus explicites, je vais vous donner un exemple.

Prenons comme sujet général "l'éducation nationale". Il existe de multiples façons de traiter ce sujet :
  - la rentrée des classes des professeurs du primaire ;
  - les réformes ministérielles ;
  - les différentes méthodes d'éducation (globale, semie-globale, etc.) ;
  - les grèves dans l'éducation nationale ;
  - l'ouverture aux enfants en situation de handicap ;
  - le travail au quotidien des assistantes maternelles, etc.

Toutes ces façons de traiter le sujet sont des angles possibles. Il en existe des millions.
Ainsi, un angle est la manière dont le journaliste va choisir de traiter son sujet général. L'angle permettra au journaliste de réduire son champ d'enquête et de travailler sur un point précis.

Un autre exemple?
Pour rester dans le thème de l'éducation nationale, prenons le sujet " la rentrée des classes".
Comme angles possibles, vous aurez :
  - comment les enfants vivent leur toute première rentrée des classes?
  - la rentrée universitaire
  - les nouveautés dans les programmes pour cette rentrée
  - comparatif des aides fournies par le gouvernement pour les parents des élèves de CP/6ème/Terminale
  - le stress chez les jeunes instituteurs, etc.

En d'autres termes, l'angle est la manière de rendre intéressante n'importe lequel des sujets.

Voici l'épreuve :

Considérez que vous travaillez pour un journal dont la cible est l'adolescent de sexe masculin, âgé de 15 à 18 ans.

Vous devrez me trouver un angle pour chacun des sujets suivants :
- Grey's anatomy (2 points);
- les plantes vertes (2 points);
- l'Egypte ancienne (2 points);
- la bande dessinée (2 points);
- la puberté (2 points).

POur obtenir les 10 points, il faudra que chacun des angles proposés soit jugé diffusable dans le journal qui, je le répète, a pour cible les adolescents de sexe masculin âgé de 15 à 18 ans.

Nombre de participants : 8

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05 février 2009

L'illustration

La photographie n'est pas le seul moyen d'illustrer un magazine. Vous connaissez sûrement des dessinateurs ou autres caricaturistes, qui ont fait leurs armes en faisant de leur coup de crayon un atout pour certains journaux.
Je pense notamment à l'un des plus connus, Plantu, qui officie au Monde. Son rôle? Dédramatiser l'actualité à travers de courtes saynètes à tradition humoristique. Il permet de mettre doublement en relief l'angle du rédacteur, ce sur quoi il voulait absolument s'attarder.

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Le rôle des photographes est également de donner un sens à l'article. Généralement, la photographie présentée est plus sérieuse, permet moins d'interprétations houleuses que le dessin ou la caricature et illustre parfaitement le concept développé tout au long de l'article.

D'autres méthode existent pour illustrer un article : les graphiques. Il faut pour cela se baser sur des informations sérieuses, délivrées par des instituts de sondage reconnus, pour réussir à créer un graphique parlant, compréhensible par tous au premier coup d'oeil.

La troisième épreuve consistera donc en l'illustration d'un seul concept parmi les 3 proposés.

Au choix, soit par le dessin, soit par la photographie, soit par des graphiques ou par quelque moyen que vous désirez, il vous faudra donner un sens à :

- la pollution sonore;
- la solitude;
- les insomnies
- la pauvreté chez les jeunes.

N'oubliez pas de signer votre illustration.

17 février 2009

L'édito

Personne n'a voulu participé à la dernière épreuve. Toutefois, je la maintiens. L'illustration est un pôle important dans un journal et comme cela ne pénalise personne, jusque maintenant, je ne vois aucune raison de l'invalider.

Cette quatrième épreuve tournera autour de l'édito.

L'édito, autrement nommé "éditorial" est un article, plus ou moins long, traitant d'un thème d'actualité, souvent repris sous la forme d'un dossier au cours du numéro. Il permet à la rédaction de s'exprimer ouvertement.
Pour les journaux apolitiques, c'est l'un des seuls endroits, sinon le seul, dans lequel l'objectivité n'est pas de mise.

Signé du rédacteur-en-chef ou d'un journaliste spécialisé (l'éditorialiste), généralement l'édito reprend l'avis majoritaire d'une rédaction.
Le rôle de l'éditorialiste est central dans une rédaction. En effet, souvent les lecteurs se souviendront de ses prises de position, de son style. De sa plume. Il est l'une des cartes de visite d'un journal. C'est une place enviée car ce rédacteur est libre dans ses choix. Il doit simplement, en toute logique, coller à la ligne éditoriale (la motivation) du journal.

L'édito peut également traiter d'évènements inhérents à la rédaction : décès d'un collaborateur (hommage), naissance, etc., changement dans la direction, changement dans la ligne éditoriale, etc. C'est une véritable tribune libre dans laquelle la rédaction fait passer les messages importants selon elle.

Je vous laisse avec cette quatrième épreuve qui consistera en la rédaction d'un édito de 1.500 signes (à plus ou moins 10%) sur un sujet d'actualités, couvrant la période du 1er février au 10 mars prochain.
Considérez que vous travaillez pour un journal apolitique, dont la cible sont les actifs de 25 à 59 ans.

Bon courage aux participants.

Nombre de participants : 4

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19 février 2009

Le Secrétariat de rédaction

Peu connu du grand public, le secrétariat de rédaction est une discipline dans laquelle il faut savoir rester en vigilance constante.

Le secrétaire de rédaction (plus communément nommé SR) est celui qui s'occupe de la mise en forme finale de l'information. Chargé notamment de la mise en page, c'est lui qui s'occupe de la relecture de tous les papiers avant la diffusion. Son rôle est par conséquent d'une importance capitale. Des fautes à répétition pourraient nuire à la réputation du journal. Un mauvais choix dans la mise en page pourrait également lui être néfaste.
Il est donc en charge de la correction des fautes, des plus subtiles également ; il doit prendre la décision de couper un papier s'il le juge trop long ou sans grand intérêt ; il doit mettre en avant les informations les plus capitales en faisant des choix judicieux dans la mise en page. En outre, il est l'un des garants du respect de la ligne éditoriale du journal et de l'objectivité des journalistes. A lui de réécrire un papier, voire de le supprimer, s'il juge que le rédacteur a outrepassé ses fonctions.

Considéré comme un journaliste, au même titre qu'un rédacteur ou un reporter, il est l'une des pierres angulaires d'une rédaction. Son rôle est souvent peu envié. Il demande une constante concentration, un sens du détail et de la minutie importants, une implication impossible à éviter.

Pour cette épreuve, vous devrez corriger un article, issu de mes archives de jeune étudiant journaliste.
Sur toute la longueur de l'article, vous trouverez 20 fautes de français (grammaire, orthographe, conjugaison et typographie). 0,5 point par faute corrigée.
Vous pourrez trouver n'importe quel style de fautes.

Quelques précisions:
- groupe verbal : Papa m'a dit que maman étais parti. Dans ce cas, il faut corriger le groupe verbal dans son ensemble pour avoir juste ( Papa m'a dit que maman était partie).
- typographie : le Président de la république. Certains mots prennent obligatoirement une majuscule, d'autres, en fonction de leur rôle dans la phrase ou du degré de politesse (le président de la République, mais M. le Président de la République). N'oubliez pas la ponctuation.

A vous de jouer.

"Confessions d’un nez rouge

C’est tout simplement, sans pudeur aucune, que l’acteur Vincent Buron est venu se préter au jeu des questions-réponse auprès des étudiants en première année de journalisme.

Un brin schizophraine, Vincent Buron ? Ou tout juste excellent acteur ?

Sous ses airs de bon samaritain, ce qui nous livre de lui dénote complètement de ce qu’il laisse transp…irer : « On est entre nous, dans la chaleur de votre classe… », commence-t-il en dévoilant sans complexe des auréoles… Celles-ci ne viennent pas de sa fois Chrétienne à toute épreuves.

Vincent Buron aurait pu devenir prêtre s’il n’avait pas eu pour défaut l’amour des femmes, et surtout de la sienne, Mireille, avec qui il partage sa vie depuis 1986. « Après deux années passés au Burkina Faso à me poser des questions sur mon engagement auprès de la religion, c’est finalement Mireille qui a remporté le duel », nous explique-t-il avec un brin de mallice.

1986 est d’ailleurs une année-clé dans la carrière de cet acteur. Elle correspond à la première représentation de son spectacle L’Evangile selon Saint Jean. « Je l’aie jouée 640 fois, et devant 250.000 spectateurs au total», nous confesse-t-il d’un air fier. « Et non, je ne m’ennuie pas, même après tant de temps… J’en profite à chaque fois pour approfondir tel personnage… ». Car il faut le préciser, Vincent Buron est seul sur scène pour interpréter une quinzaine de rôles. Un pari fou qui a séduit le public par son ton inattendu. Sa vision de la religion est plutôt décalé. Ce côté, il le revendique dès qu’il peut en nous hurlant un « Dieu est humour avant tout », pour finir sur une question lourde de sens « Pourquoi a-t-on toujours l’image d’un Jésus ne sachant pas plaisanter avec ses potes ? »

Mais son rôle-titre, peut-être celui dans lequel il s’épanouit le plus, c’est celui du Professeur Hopopop « H(op)3, Op au cube, si vous êtes un brin intellectuels » se met-il à plaisanter... Car autre corde à son arc, Vincent Buron est également très proche des enfants, auprès des quels il se ressourcent.

Au début des années 1980, il est enseignant. Puis, quelques années plus tard, il rencontre Caroline Simonds, comédienne et directrice de l’association « Le Clown médecin », dont le but est de permettre aux enfants hospitalisés sur une longue durée d’oublier leur maladie. L’association « Vivre aux éclats » prend forme. Le but : implanté le principe sur Lyon.  Depuis 1999, Vincent Buron fait le clown à l’hôpital, dans tous les sens du terme. Il est accompagné de neufs autres compères qui travaillent en binôme : « Lorsque Professeur Hopopop entre en scène, il est le chef du service dans lequel il se trouve. Il prend les médecins pour ses internes, les infirmières se mettent à ces ordres… Nous utilisons tout ce qui entoure les enfants pour les sortir de leur quotidien. Un bip, une sereingue, un fauteuil roulant peuvent être des éléments qui nous permettent de partir dans l’improvisation… ».

Le succès est au rendez vous pour cette association, grâce à laquelle des centaines d’enfants ont ri aux éclats, souvent.

Le principe est en passe de s’étendre à un autre public. Vivre aux éclats va être la première association en France à proposer des représentassions à un public de personnes âgées : « Nous avons fait un test sur deux jour l’an dernier, et nous avons été surpris de l’accueil qu’ils nous ont réservés ».

Et pour sûr, le succès sera là encore au rendez-vous. "

FD

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